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 Le sale boulot

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Miiragan

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Masculin Nombre de messages : 76
Localisation : Sunagakure
Emploi/loisirs : Genjutsu
Humeur : vous n'aimeriez pas savoir
Date d'inscription : 03/06/2009

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MessageSujet: Le sale boulot   Mer 15 Juil - 16:03

Un bruit sourd vous vibre le tympan. Un nuage de poussière s’échappe d’un large interstice entre des murs. Miiragan Umareru Shinkirou en sorti. Il se retrouvait entre deux pavillons de bois mal entretenus. Il marcha entre les barrières. Le chat de tout à l’heure passait et repassait parmi les débris. Une lumière s’échappait d’une fenêtre carrée, à hauteur d’homme. Miiragan y posa le regard à travers le papier de riz troué. Il y aperçut une femme, aigrie, assez jeune, pâle mais belle. Elle regardait son fils à l’âge de l’innocence assis sur le tatami de paille. Leurs cheveux étaient de même couleur : noir. La jeune mère posa le bol qu’elle pilait à même le sol pour regarder à travers une autre fenêtre tandis que l’enfant fixait une horloge héritée. Ils devaient attendre quelque chose, quelqu’un. L’esprit tapis dans l’ombre pensait à un père.

Miiragan continua son chemin et tourna perpendiculairement sur une plus large allée, éclairée par la lueur d’une lune au troisième quartier, haute dans le ciel sans étoiles. Du monde passait, l’ignorait toujours. Enfin du monde, façon de parler. Quelques personnes trottinaient lentement, portant diverses choses, un chapeau de paille conique leur cachait le regard. Les paysans des rizières, au loin, sans grands doutes. Mais un groupe de personnes se distinguait des autres. Des hommes se ressemblant ricanaient sur le mur. Ils étaient vêtu de chemises lilas, des motifs noirs les complétaient, des pantalons du même noir. Un homme chargé de victuailles dans les bras passait trop près d'eux, le plus petit des hommes rasés, mais pas le moins grand, le fit tomber à terre, prit des fruits, en croqua un après en avoir passé aux autres. Le pauvre par terre, s’empressait de repartir, laissant une grande partie de sa marchandise sur le trottoir. Miiragan continua son chemin. Un des hommes le remarquait. Il fit signe à ses compagnons de suivre cet inconnu. Se sentant poursuivi, Miiragan accéléra, les poursuivants firent de même.

Il passa dans un pâté de pavillons serrés. Il se cacha dans une entaille. Les hommes le perdirent, malgré qu’il ne fut pas très loin. Ils se séparèrent. L’un d’eux passa trop près de l’ombre. Un chiffon lui entoura soudainement les orifices respiratoires, il serra à briser les os. Puis l’entraîna dans le large trou. Après un temps suffisamment long pour qu’un homme meure étouffé, Miiragan sortit, la manche froissée. Il revenu sur l’allée, continua et tourna sur une plus grande allée, où le monde y était plus présent mais pas assez comparé au sud.

L’allée se terminait par un large bâtiment de bois, de plusieurs étages, le toit écarlate courbé en convexe sur les bouts. La maison était gardée par les mêmes hommes de lilas. Il entra, donna l’illusion de lui-même en garde aux autres gardes. Il put rentrer et continuer sans encombres. Mais se perdit dans ce labyrinthe inconnu pour lui. Il entra finalement dans une pièce plus grande que toutes les autres et un peu mieux gardée. Au milieu, une chaise où se reposait un homme, maigre, aux cheveux noirs et gras, se prolongeant sur ses épaules menues. Une tenue plus lilas que celle des autres. Malgré cette apparence à en rire, deux femmes lui léchaient les joues, indécemment habillées.

« Toi ! J’te connais pas ! T’es qui ? Et j’te parle. Je connais tout le monde ici. J’ai engagé tout le monde que tu vois ici. Enlève ce déguisement ridicule, héro. Tu vas apprendre à venir ici. Gardes ! »

Mais Miiragan avait pris soin d’endormir tous les gardes. Il apparu subitement devant l’homme squelettique, il le paralysa avec un de ses genjutsus. Son manche droit se raidi, et deux piques apparurent. Il les approcha doucement du regard de sa proie, apeuré. Il enfonça. Je ne vous dirais pas jusqu’où, ce serait trop horrible. Sans regards, il agonisa dans un cri mais Miiragan s’empressa aussitôt de le bâillonner avec sa manche anciennement libre. Il aperçu aussi, les quatre lettres du mot M.O.R.T. tatouées sur chacune des phalanges de la main gauche du pauvre homme aux yeux crevés. Miiragan ria intérieurement, au grand effroi de sa proie.

« Je vais te montrer ce qu’est la mort. Lente et douloureuse comme je l'aime. Tu vas goûter, mais tu vas finir, même si tu n’aime pas. »

Miiragan enleva délicatement son manche, trempé de sang frais, des orifices oculaires de l’homme, mais il ne manquait pas de le faire souffrir dans un gémissement étouffé. Il essuya le sang sur la blouse du maigre, dont les couleurs se confondirent. Miiragan passa derrière son homme, sans lâcher ses lèvres. L’autre manche prit une de ses épaules, et serra, tellement fort que la clavicule céda dans un claquement, encore du sang giclait dans la bouche et se laissait absorber dans le tissu kaki de l’exécuteur. Il prit plaisir à touiller l’os dans la chair molle, faisant souffrir de plus belle sa proie. Il s’attaqua à l’autre épaule, avec des résultats plus convaincants pour Miiragan, qui exultait. Après une réflexion, le manche prit la main gauche tatouée et faisait péter chaque doigt, en comptant de un à cinq. L’autre main subissait le même sort, de six à dix. Miiragan réfléchissait encore à qu’est-ce qu’il pouvait faire encore. Sans idées, il haussa les épaules, il en avait assez de jouer, et passa sa manche derrière la nuque puis tourna brusquement, la nuque se brisa. Un bon coup de lapin qui envoya le tyran en enfer. Miiragan eu juste le temps de lui souhaiter un bon voyage et de lui assurer que ses supérieurs ne sauront rien de sa disparition, il n’était pas important pour eux…

Miiragan attacha sa tête à sa manche et le traîna par terre, il sorti. Les gardes virent un de leur semblable trainer une putain ivre-morte. Miiragan sorti plus rapidement que quand il était rentré. Un cours d’eau passa près du pavillon, rejoignant sans doute la grande rivière Chuuristu. Il y jeta le corps. Qui ondulait sur les pierres polies par l’eau, luisantes. Miiragan se posa sur la berge à s’abandonner dans l’infini que constitue son esprit. Des yeux verts veillaient sur lui, au loin, ainsi que la lune toujours aussi haute, resplendissante.

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